Contemporaine de la " Leningrad " de Chostakovitch, la Symphonie en 3 mouvements d’Igor Stravinsky est considérée comme une symphonie de guerre. Dyonisiaque ou apollinienne elle offre des contrastes particulièrement marqués et laisse une impression de gravité et de douleur. Le Concerto pour piano en ré majeur de Haydn, à l’écriture élégante et raffinée, nous propose en finale un irrésistible "rondo à la hongroise " d’inspiration populaire. Inspirée par l’immense fresque de Siqueiros sur les murs du Poliforum de Mexico, la Marcha de la Humanidad de Thierry Pécou, est un " geste symphonique " d’une superbe violence. Dans l’Oiseau innumérable le piano dessine, trace les lignes sinueuses et les contours d’un chant tourbillonnant accrochant ici ou là, comme un grand oiseau libre, le discours de quelques solistes de l’orchestre.